À partir du moment où vous devez vous adresser au tribunal familial, vous devez utiliser les services d’un avocat spécialisé. Vous allez lui expliquer vos problèmes, et c’est lui (ou elle) qui va ensuite aller vous représenter et vous conseiller durant vos démarches.

Or, bien souvent, il faudra agir dans l’urgence. Il est probable que vous n’ayez encore jamais mis les pieds dans un palais de justice, et donc que vous ne sachiez absolument pas où trouver cette personne si importante sans laquelle, visiblement, il est impossible que faire quoi que ce soit.

Vocabulaire : l’avocat, durant la procédure, sera appelé et dénommé votre « conseil ».

1/ Prenez un avocat de la bonne juridiction et de la bonne spécialisation. En Dordogne, les divorces et conflits familiaux sont gérés à Bergerac et à Périgueux (les appel sont à Bordeaux). Il est donc indispensable de choisir un avocat qui plaide au bon barreau. Vérifiez cela dès le départ. C’est une petite juridiction, tout le monde se connaît, et les bruits de couloirs font partie du processus judiciaire. Il faut que votre « conseil » soit un habitué du tribunal où vous allez devoir procéder.

2/ Demandez autour de vous. Il est possible que des personnes de votre entourage aient eu une problématique similaire à la vôtre et connaissent un bon avocat. Faites jouer votre relationnel, et au besoin faites-vous recommander. Mais que cela ne vous empêche pas de procéder aux vérifications d’usage (voire autres paragraphes), car chaque personne et chaque affaire étant différente, c’est de vos intérêts qu’il va falloir s’assurer qu’ils vont être correctement défendus.

3/ La CAF publie une liste des avocats listés par barreaux et spécialisation. Vous trouverez cette liste dans l’une de leurs permanences juridiques. Référez-vous à la partie « avocats familiaux ». Prenez votre téléphone et appellez-les un par un.

4/ Choisissez de préférence un homme, ou au minimum un avocat sensibilisé aux problématiques de l’égalité parentale, des droits des pères, et ayant déjà eu des résultats dans ce domaine. En effet, tout va très rapidement dégénérer en une caricature infantile de la lutte entre les hommes et les femmes. La justice familiale est un milieu sexiste : les discriminations observées dans le monde professionnel (différence de salaire, etc..) sont totalement inversées dans la justice familiale et sociale. Ne vous retrouvez pas le seul homme dans une salle d’audience de 6 personnes, cela peut parfois être lourd et vous vous sentirez isolé.

5/ Le montant n’indique pas la valeur. Privilégiez la qualité de compréhension. Il y a moult exemples de papa ayant payés plus de 30 000 euros de frais de procédures sans avoir obtenu le moindre résultat significatif ou satisfaisant. Un bon avocat à l’aide juridictionnelle n’aurait pas fait mieux. Le plus important est que vous ayez confiance en votre conseil, que celui-ci connaisse votre dossier et que vous sachiez ce qu’il fait et ce qu’il va faire. Votre avocat sera aussi la personne en charge de négocier certains arrangements comme le lieu de scolarisation, les conventions santé des enfants, etc. Regardez votre interlocuteur : est-ce à lui ou elle que vous souhaitez confier cette partie de votre diplomatie ?

6/ Demandez une convention d’honoraire dès le départ. Vous entrez dans un monde de consultants spécialisés, qui font du business et gèrent des activités commerciales. Huit ans d’études, ça se rentabilise, que diable. N’attendez donc pas de recevoir votre facture pour découvrir des sommes surprises à 5 chiffres. Demandez les montants à payer AVANT que votre conseil ne se mette à travailler. Pour indication, une audience en urgence, c’est €1500. Un divorce, entre €2000 et €5000 sans les incidents ni les appels. Tout cela coûte CHER. Évitez les effets de (mauvaise) surprise.

7/ Sachez réagir, surtout au début. Un avocat qui vous indique, durant un temps d’urgence où la santé de vos gosses est en jeu, qu’il n’est pas « assistante sociale », doit dégager illico presto. De même, quelqu’un qui vous répond qu’il n’a pas le temps de s’occuper correctement de vous car « vous êtes à l’aide juridictionnelle » n’est pas quelqu’un en qui il faut avoir confiance, et il faudra le replacer dès que possible. Mauvais avocat => changer avocat.

8/ Privilégiez les relations de longue durée une fois que l’environnement est stabilisé. Quand vous sentez que vous avez bien entamé votre relation avec le conseil qui vous plaît, tentez de la préserver et de la renforcer. Quelqu’un qui connaît vos dossiers, surtout s’ils sont lourds, est précieux. Investissez en temps sur votre conseil. Faites-lui comprendre et assimiler ce qu’il doit savoir. Les avocats sont des machines à retenir, ils ont la plupart du temps une mémoire phénoménale : cela vient du monceau extraordinaire de procédures et codes juridiques qu’ils ont eu à retenir durant leurs études, et qu’ils entretiennent en permanence. Expliquez-leur votre dossier, et tentez de garder votre avocat une fois que celui-ci vous connaît et qu’il a montré qu’il maîtrise vos dossiers.

9/ Centralisez vos procédures. Il arrive parfois que plusieurs affaires différentes se déroulent en parallèles avec des avocats différents, soit car elles n’ont pas démarrées au même moment, soit car elles sont sur des secteurs différents. N’hésitez pas à tout regrouper dans le même cabinet d’avocat, surtout si vos dossiers ont des points communs et sont amenés à se rejoindre.

10/ Le SOS des PAPAS du 24 tente de constituer une liste d'avocats sensibilisés aux droits des pères. Cette liste sera publiée sur ce site quand elle aura été constituée.

01/07/2017 Stef
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